Charles Pennequin - photo http://le-terrier.net
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Une impulsion, difficile à contenir.
Il me fallait dire deux mots à Charles Pennequin à la fin de son set aux Instants Chavirés (Guitar Poetry, 1er avril 10).
M'identifier comme celui qui avait capté cet extraordinaire moment à l'Arsenal en juin dernier avec Jean-François Pauvros et lui dire surtout comme je suis impressionné par ses textes.
Des thèmes simples (la mort, l'amour, le rire ...), empruntant souvent les registres de l'interrogation ("Pourquoi les poètes se répètent"), de la déclaration ("Je suis limité"), de la révélation ("La ville est un trou").
Sa manière aussi de les dire : ce ton si particulier mêlant le butor à l'enfant, ses yeux exorbités pour dire des choses pourtant simples.
Sa présence aussi : il prend tout l'espace sur scène, un trou noir.
Lui dire cela, mais ma parole trébuche.

Il me regarde, de ses yeux ronds, sans un mot.

Ma confusion augmente. Je bafouille. Que fais-je là ? Je n'aurais pas dû.

Il acquiesce enfin, repérant ladite vidéo, avec un début de sourire, un bout de merci, me permettant ainsi de prendre congé, piteusement.
Heureusement, la pause dura assez longtemps pour avoir un esprit calmé lors du set suivant (Anne James Chaton, Andy Moor).

Cette fois là, Charles Pennequin n'a pas pu venir avec Jean-François Pauvros (ce qui fut corrigé une semaine plus tard à La Friche), alors que la soirée a pour titre "Guitar Poetry". Il est, en revanche, accompagné d'un trio de jeunes femmes. Pour leur donner une chance ? Pour tester la projection de ses poèmes par d'autres que lui, par des artistes encore frais dans le métier ? Regard vigilant lors de ces séquences.

C'est que j'ai le sentiment qu'il n'y a plus cette séparation entre écriture et projection. On est dans la performance, l'auteur s'impliquant sur scène, seul ou accompagné. Difficile alors de faire la part des textes et de la scène. Mais faut-il ? Les livres sont là pour ça.

Trop peu de lumière et un talent bien incertain m'interdisent la photo. En revanche, plusieurs courtes séquences vidéos. Et un peu à l'image des bulles papales, j'ai pris la première phrase du texte comme titre. Que Pennequin me pardonne et me garde en sa sainte bienveillance.

Vidéos donc, mises en deux séquences de cinq et quatre textes très courts, pour un total d'un quart d'heure environ.

Pour voir les vidéos en séquence, c'est très simple : cliquer au milieu de l'image ... et c'est tout.
Pour passer à la vidéo suivante avant la fin, faire glisser la souris à droite de l'image et cliquer sur le signe ">" placé dans la demi lune.
Pour en sélectionner une, il suffit de déplacer la souris vers le bas de l'image et de cliquer.
Si c'est trop compliqué, le détail des playlists est plus bas.

Séquence 1 :
1: pourquoi les poétes se répètent
2: j'ai une bonne nouvelle à vous annoncer
3:  la rebellion commence
4: je colle ma bite
5: je suis limité


...

Séquence 2 :
6: société remplie de tristes
7: l'amour est un problème
8: tous les matins
9: mort


...

Un voisin de salle, qui filmait tout, me disait que Charles Pennequin est sans conteste le plus grand poète français vivant. Ne faisons pas de peine aux autres.

Site : http://charles_pennequin.20six.fr/ ;
Myspace : http://www.myspace.com/charlespennequin ;
Page YouTube : http://www.youtube.com/user/monbinome ;
Wikipedia (dont bibliographie) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Pennequin .

Vidéo de l'Arsenal : http://www.youtube.com/watch?v=i5oWXe31emE ;
Pour voir toutes mes vidéos : http://www.youtube.com/user/dolphy00

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