Sclavis, Portal, Texier, Marguet, Le Querrec : Francfort 2012
Entrée en matière ...
Une fois de plus, grâce à Arte Live Web, une fête partagée sur le Net. Présentation :
"L’Afrique et le jazz ont toujours constitué des thèmes centraux chez Guy Le Querrec, célèbre photographe de l’agence Magnum. Ses saisissantes photos noir et blanc projetées sur un écran en fond de scène pendant le concert font écho au cocon imaginaire de sons tissé par quatre virtuoses majeurs de la scène jazzistique française.
Dans les années 90, le trio « Carnet de routes », constitué de Louis Sclavis, Henri Texier et Aldo Romano, a fait plusieurs tournées en Afrique. Le Querrec était toujours de la partie. Trois albums exceptionnels sont nés de cette aventure. Avec « L'Œil de l'éléphant », Romano est remplacé par Christophe Marguet, et maintenant que Michel Portal est venu rejoindre l’équipe, ce groupe réunit les deux souffleurs les plus expressifs de France."
Lien direct : http://liveweb.arte.tv/fr/video/sclavis_portal_texier_marguet_lequerrec/
Attention : fin de mise en ligne le 25 février 2013
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Droits photo : © Sergine Laloux
• Artistes : Louis Sclavis: Klarinette/clarinette, Bassklarinette/clarinette basse, Sopransaxophon/saxophone soprano - Michel Portal: Klarinette/clarinette, Bassklarinette/clarinette basse, Sopransaxophon/saxophone soprano, Altsaxophon/saxophone alto - Henri Texier: Bass/basse Christophe Marguet: Schlagzeug/batterie Guy Le Querrec: Fotos/photos • Production : hr
Boubaker, Marsh, Viltard au "Flim Flam" Ryan's Bar (avril 2010)
Une image floue ... peut-être pour marquer un temps révolu 
En musique comme "à la ville", Heddy Boubaker est généreux.
Une création toujours éruptive, des rencontres, des changements d'instrument ...
Bref, une belle figure de la musique improvisée d'aujourd'hui.
Ici avec Tony Marsh, qui nous a quitté cette année, le 9 avril (quelques lignes ici), et Guillaume Viltard.
C'est le premier et dernier concert de ce trio. Une musique puissante.
... "Just Gorgeous !" Steve Beresford .
Elle est disponible en écoute et téléchargement sur Bandcamp. C'est gratuit, mais si vous le voulez, vous pouver verser quelque chose.
Une autre photo de Tony Marsh, au Café Oto de Londres, un mois avant son départ
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Heddy Boubaker (as)
Tony Marsh (dr)
Guillaume Viltard (db)
Recorded live at "Flim Flam" Ryan's bar, London on April 21 2010 by Gus
Mastering Heddy Boubaker
Cover Photo (c) Douglas Cape - z360.com
Cover Design Heddy Boubaker
Big Four (Radio France 31 mars 2012 )
Pour ceux qui auront raté le concert au Jazz'Act du 29 novembre, et pour les autres
53 minutes d'un jazz passionné ...
mais est-ce si étonnant de la part d'un Julien Soro ...
Jazz sur le Vif - "Big Four" par francemusique
Big4 : Julien SORO (saxophones alto & ténor, compositions)
Stephan Caracci (vibraphone)
Fabien Debellefontaine (tuba)
Rafaël Koerner (batterie)
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Des nouvelles de Big4 par eux-mêmes :
"Nous allons enregistrer notre 3ème CD à New York, avec Tony Malaby en invité et Amandine Pras aux manettes (Benoît Delbecq, Andy Milne, Donny McCaslin...)
Peut être même que CleanFeed serait de la partie pour labeliser et/ou distribuer cet enregistrement.
Nous allons également y faire une masterclass à la NY University et des concerts se profilent, dont un en co-plateau avec un groupe du bassiste Javier Moreno.
La sortie de ce CD est prévue pour la rentrée 2013."
KonstruKt & Peter Brotzmann au Jazz Festival de Cracovie 2012
Umut Çağlar & Özün Usta
On a déjà évoqué ici le groupe turc Konstrukt et son extraordinaire vitalité.
Un nouvel exemple aujourd'hui avec une déferlente de 22 minutes,
à écouter fort, si possible, avec un Brotzmann toujours aussi magistral
lien direct : http://youtu.be/acIuRFOfEho
KonstruKt:
Korhan Futacı - alto sax, flute
Umut Çağlar - electric organ, synth
Özün Usta - electric bass, gongs, djembe, flute
Korhan Argüden - drums
Peter Brotzmann - alto saxophone, tarogato
Un extraterrestre du 17e siècle, Akchoté et Lislevand
Noel Akchoté, Rolf Lislevand
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Le Jazz entretient, il est vrai, assez peu de relations avec la musique baroque.
On pourra rétorquer que Noel Akchoté délivre une musique inclassable. Mais n'affirmait-il pas "Oui, je suis jazz et j'aime ça".
Jazz donc. Et musique baroque avec Rolf Lislevand pour jouer, déjouer Johannes Hieronymus Kapsberger, présenté comme un "extraterrestre du XVIIe siècle" (sur un encart de la vidéo, un millénaire a été ajouté : un peu de prospective, je suppose).
Sous le patronage de France Musique (quelques mots de présentation).
Un concert de prés d'une heure un quart d'improvisation par ces deux musiciens aux sensibilités si dissemblables aurait de quoi rebuter l'intolérance dogmatique de certains (pourquoi me regardez vous ?). Si vous vous piquez d'ouverture d'esprit, voire tout simplement de curiosité, sauriez-vous débrancher votre messagerie ? mettre en mode silencieux votre mobile ? étendre vos pieds et ne rien faire d'autre que savourer sans impatience ce moment là ?
Essayez :
Face à face Rolf Lislevand / Noël Akchoté par francemusique
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Le Jazz Manouche vu d'Outre Atlantique : James Carter's Chasin' the Gipsy invite David Reinhardt
James Carter à la Cité de la Musique
7 octobre 2012
En parcourant le programme de la Cité de la Musique, on pouvait être très curieux d'entendre la manière dont le jazz manouche héxagonal allait être revisité par l'une des figures actuelles du jazz aux USA (oui, on pourrait aussi écouter son disque de l'an 2000).
Il ne pouvait plus s'agir de la perpétuation d'une tradition d'un groupe humain, marginalisé en France, mais au mieux d'une réappropriation, au pire de l'utilisation quasi commerciale de ses codes.
Avec James Carter ce fut la bonne option, la première.
C'est un virtuose, et l'on sait que le jazz manouche ne transige pas sur la qualité technique de ses représentants : Django oblige. La rencontre n'était donc pas impossible. Et cette virtuosité fut mise au service d'un télescopage esthétique entre deux traditions musicales : noire et manouche.
Le résultat ne s'est pas fait attendre : des phrases étourdissantes, des solos en feu d'artifice !
De plus James Carter, s'il ne s'inscrit pas dans le courant du Free, utilise, explore largement les registres sonores de ses saxophones (ss et ts) pour des phrases saisissantes, voire des séquences de slap évoquant le rap des grandes cités américaines.
Enfin, James Carter est un éternel garnement surdoué : toujours en train de se jouer de tout, de provoquer, de laisser pendre négligemment l'un de ses bras pour ensuite nous transpercer d'une de ses flêches sonores.
On l'aura compris, sa musique est à la fois une déclaration d'amour au jazz manouche et une manière de l'enrichir, d'en élargir les codes.
Un groupe solide (voir pied d'article) avec un David Reinhardt accueilli en invité vedette par James Carter. En dépit d'une attitude modeste sur scène, le guitariste a bien mérité cet accueil, illustrant par exemple sur Minor Swing, la puissance, la sensibilité, la musicalité si particulière de son courant musical : l'autre guitariste, malgré son talent, n'avait pas bénéficié d'un tel terreau. Mention spéciale au pianiste qui s'est visiblement régalé.
Je vous laisse la surprise du traitement des thèmes du répertoire manouche. En route pour un concert où il est impossible de tenir sur place, sans gigoter, claquer des doigts, taper du pied ...
Lien direct : http://www.citedelamusiquelive.tv/Concert/0992788/12.html
(aller sur cette page pour l'accès direct à chacun des thèmes)
J'avoue une profonde sympathie pour cette tradition musicale, pour ces artistes, ce groupe humain, même si je suis pour l'essentiel fondu de free, de musique improvisée, contemporaine ...
Ce qui me laisser rêver qu'un jour, l'équivalent d'un Mauricio Kagel, d'un Albert Ayler ou tout autre révolutionnaire trublion, drôle et modeste, viendra donner de toutes nouvelles couleurs à cette musique.
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Autres articles concernant le jazz manouche :
* Jazz manouche au quotidien "Les fils du vent" ;
* Nuit de la guitare manouche (EuropaJazz 21 avril 2011);
* Jazz Manouche au Saint Jean : Delporte - Giniaux ;
* Une web-radio consacrée au jazz manouche ;
* Peu sensible au jazz manouche ? .
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Présentation du concert sur le site de la Villette :
"Chasin’ The Gipsy, c’était le titre d’un album de James Carter paru chez Atlantic en 2000. On pouvait y écouter nombre de thèmes de Django Reinhardt relus de façon complètement inattendue : Nuages au saxophone basse ; Oriental Shuffle joué sur un saxophone que l’on entend très rarement, à savoir le mezzo-soprano en fa…
Le jeu de James Carter, on le sait, puise de façon virtuose à la fois dans des styles éclectiques (funk, R&B, voire musiques de cartoons…) et dans une incessante « conversation avec les anciens » (Conversing With The Elders est le titre de l’un de ses albums dans lequel, en 1996, on l’entend dialoguer avec Buddy Tate ou Lester Bowie). Pour cet hommage renouvelé à Django, il invite notamment David Reinhardt, le petit-fils de Django qui, à l’âge de vingt-six ans, a déjà une belle discographie à son actif."
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Musiciens :
- James Carter saxophones
- David Reinhardt guitare
- Evan Perri guitare
- Gerard Gibbs piano
- Ralphe Armstrong basse
- Leonard King batterie
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Attention
Vidéo accessible jusqu'au 7 avril 2013 seulement !
Tribute to David S. Ware - "David was a gift" (William Parker: Jazz on 3)
David S. Ware : illustration BBC3

Lundi dernier, à minuit, la BBC programmait une émission spéciale consacrée à David S. Ware.
90 minutes de musique et d'interviews dont celle de William Parker.
Disponible jusqu'à la prochaine émission, lundi 5 novembre à minuit (heure de Paris).
A ne pas manquer : c'est sur BBC3 .
A noter aussi, le mercredi 31 octobre à 21h, David S. Ware, William Parker,Matthew Shipp & Susie Ibarra seront au programme de Music Addict : Frequence 7.
Bouche sombre au dedans de moi-même (Christine Abdelnour)
Christine Abdelnour - photo Heiko Purnhagen
The Wire met en ligne quatre pistes de Christine Abdelnour au sax alto.
Il s'agit d'un travail déjà ancien (fin des années 90) où elle explorait (déjà) certaines des limites de son instrument. Il s'agit pour le magazine de donner envie de lire un article qui lui est consacré dans le numéro 344.
Il est de fait, qu'en particulier, les pistes 1 et 4 sont saisissantes.
Sur le propre site de Christine Abdelnour, http://christineabdelnoursehnaoui.jimdo.com/ , on retrouve ces pistes, disponibles en écoute et en téléchargement, avec une présentation de cette artiste.
Alors, inutile de paraphraser son propre texte. Un clic sur la photo ci-contre vous emmène sur sa page et lesdites pistes.
Pour compléter vos lectures et votre écoute , deux articles parus sur Flux Jazz :
- Christine Sehnaoui Abdelnour & Thomas Lehn (Lausanne)
- Christine Sehnaoui par Claude Parle
Profitez-en bien d'autant qu'aucun de ses futurs concerts n'est programmé en région parisienne .
Sylvain Guérineau & Benjamin Duboc à domicile
Sylvain Guérineau - Alvéoles 3
Concert doublement à domicile : il s'inscrit dans l'excellente série de concerts "Jazz@Home" ("Tout a commencé un soir de décembre 2009… voir la suite) de Bertrand Gastaut, et ces concerts sont enregistrés et vous sont proposés pour en profiter chez vous (OK, ailleurs aussi avec ces iMachines).
Dans cette collection, un concert récent (le 28 septembre dernier) attire l'attention : il réunissait deux musiciens qui ont l'habitude de jouer ensemble, Sylvain Guérineau et Benjamin Duboc. Non, ce choix n'est pas dû à la nouvelle coiffure de ce dernier, mais parce que Sylvain Guérineau une fois encore s'est placé là où on ne l'attendait pas.
Ce musicien étonnant, qui a choisi le retour sur la scène du jazz après une vie professionnelle dédiée à l'éducation de jeunes pousses, est de bien des rencontres, des aventures musicales : les pieds solidement enfoncés dans les terres du free jazz, il cotoie aussi la musique improvisée, l'électronique et probablement d'autres manières de prolonger l'héritage du jazz nourricier dans ses développements actuels.
Son discours fluide et inspiré, ses sonorités (sa gentillesse aussi) en font un des musiciens les plus prisés de la scène parisienne.
Et quant à son énergie ...
Ce soir là, les premières notes du saxophoniste détonnaient.
Bien sûr, du free de la côte est de l'Atlantique, inévitablement, mais avec des accents d'un autre temps, de périodes révolues de l'histoire du jazz. On y retrouvait ce balancement, ce "déhanchement" caractéristique du phrasé du bebop des origines. Plus surprenant encore, pointait l'évocation de l'hypersensibilité du discours d'un Lester Young. Peut-être est-ce là un effet de mon imagination, de l'avancée inéxorable de la sénilité, mais ce mix surprenant des accents d'un jazz d'antant et d'un free européen procure un plaisir sans mélange *. Peut-être aussi tout était déjà là lors de ses précédents concerts, mais l'avais-je entendu avec une attention suffisante ?
Toujours est-il que Benjamin Duboc amplifiait ces références, n'hésitant pas par moment à esquisser des pas de "walking bass", des balises répétitives. Peu ou pas de jeu à l'archet ou sur la caisse, pas de résonnances voix-cordes-bois.
Puis, vers la demi-heure de jeu, Sylvain Guérineau se met en retrait pour un solo à la contrebasse. Cette sonorité ample caractéristique du jeu de Benjamin Duboc, un choc émotionnel à chaque concert. Et un discours qui renoue pleinement avec la musique improvisée.
Le concert connaît alors un phase particulièrement inspirée, toute d'intensité, avec un duo résolument puissant largant les amarres de l'histoire.
Place à la musique. Pour assister à ce concert, il suffit de cliquer sur la photo, qui vous conduira à la bonne page.

lien direct : http://jazzathome.fr/archives/jazz37
A quelques minutes de la fin, une coupure pour enchaîner ensuite sur la fin effective du concert : un problème technique à supprimer ?
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* Si je vous ai mal compris, amis musiciens, pardonnez ces oreilles défaillantes.
Peeping Tom à Mulhouse
Peeping Tom est un trio composé de :
Joël Grip (contrebasse)
Pierre-Antoine Badaroux (saxophone)
Antonin Gerbal (batterie)
Et comme les trois mousquetaires, ils sont quatre : en invité, le trompettiste Axel Dörner.
Ces musiciens nous proposent une vision décalée du bebop.
Nécessairement décalée : les musiciens ne vivent pas dans les années 50. Ils ont, par la force des choses, un background très différent. C'est ainsi que leur musique échappe aux délices mortifères de la répétition, fût-elle sublime. Exit donc les "tribute to ...". Une santé musicale éclatante !
Anne Montaron, qui les accueille dans son émission "A l'improviste", leur offre un tremplin pour expliciter leur démarche.
Concert enregistré le 23 août dernier au "Noumatrouff" dans le cadre du Festival Météo de Mulhouse
Quarante minutes de pur régal, en pleine sève, sur le site de France Musique .
Attention, fin de la diffusion le 31 octobre : ne pas trop traîner.











































































































