Emmanuel Scarpa Umlaut trio, Marc Ducret trio & Spinifex Tuba Orchestra au Bimhuis
Concert assez déroutant donné au Bimhuis le 21 janvier 2010.
Pour ce que j'ai pu comprendre (mon batave est très très limité), il s'agit d'un double trio, Umlaut d'Emmanuel Scarpa et celui de Marc Ducret, jouant avec tout ou partie d'un orchestre aux préférences esthétiques multiples mais toujours aventureuses, un 8tet néerlandais : Spinifex Tuba Orchestra .
Il fait partie du cycle DubbelPlus du label Trytone se donnant pour mission d'organiser des concerts faisant se rencontrer des formations hollandaises et des musiciens étrangers. Démarche créative !
Chance pour nous, ce concert en trois sets a été intégralement diffusé sur Radio 6, dans l'émission Jazz on VPRO. On pourra trouver les liens vers ces trois pistes audio, ainsi que la liste des thèmes joués, au sein de l'article qui lui est consacré.
Pour les moins courageux, trois vidéos de ce même concert (décidement, ils vont au bout de leur démarche de mise à disposition d'un large public) ont été mises en lignes sur YouTube; elles sont intégrées là :
Vidéo 1: Double trio
lien direct : http://youtu.be/WaYflNc1vAo .
...
Vidéo 2 : Double trio & Spinifex Tuba Orchestra
Lien direct : http://youtu.be/Hs-33gEleh8 .
...
Video 3 aux accents klezmer du Spinifex Tuba Orchestra
Lien direct : http://youtu.be/BF09MVUMfGE .
Belles aventures musicales.
Serait-ce trop franchouillard de préférer les deux premières vidéos ? A vous de voir.
Plaistow à Lausanne
Plaistow - photo Juan Carlos Hernandez 
Il y a moins d'un an, à l'occasion de leur concert parisien, j'avais proposé de télécharger (le plus légalement du monde) le dernier album de Plaistow "The Crow" .
Retour sur ce groupe franco-helvétique pour une vidéo, un concert en fait de près d'une heure, à Lausanne le 1er juillet 2011.
Un trio dont la musique est assez inhabituelle. On y perd ses repères.
La composition du groupe est pourtant relativement classique : un piano (Johann Bourquenez), une batterie (Raphaël Ortis) et une guitare basse (Cyril Bondi).
Hormi l'utilisation de la guitare à plat, chose devenue assez commune, les autres instruments sont a priori joués d'une manière assez conventionnelle.
Mais la musique ...
Quoique.
On y retrouve l'obsession répétitive (ce qui n'est pas neuf), le dédain de toute trace mélodique (on y est à présent coutumier), une certaine pulsation régulière (d'ailleurs plutôt au piano qu'à la batterie).
Mais le traitement d'ensemble peut surprendre.
Au début du concert, le piano seul est joué.
Des notes très graves, une sorte de bouillonnement sourd. On s'attend à un entrée progressive des deux autres instruments, mais non. Cela s'installe. Et ça dure. Quelques roulements de cymbale au bout de 5 mn, un peu plus tard aussi, mais le piano continu en solo, un discours martelé, à haute intensité.
Il ne s'agit pas seulement d'installer une ambiance, une couleur, mais bien de créer une transe, de dégager un espace quasi bruitiste, un chaos, soumis à d'infimes variations chromatiques, à des empilements de couleurs, de timbres, qui ouvrent la voie aux deux autres instruments ... au bout de 8 minutes. Trois instruments majoritairement traités en percussions, quelques frottements aussi, pour une richesse sonore encore plus chaotique, plus déchiquetée.
Et ça fonctionne. On s'y soumet bien volontiers. Une musique improvisée d'une autre sorte.
Mais il est dit que ce ne sera pas ainsi. A la demi-heure, la guitare basse quitte l'horizontale pour une musique très sombre. Les frappes à la batterie se font plus régulières, plus lentes, plus lourdes, comme un rock en limite d'épuisement. Le piano continu son glissement très progressif vers les notes les plus aigues, et nous conduit ainsi vers la fin du set, du voyage.
La vidéo est disponible sur le site de Plaistow.
Il suffit de cliquer sur l'image.
...
Un groupe dont la musique semble en évolution continue.
A entendre encore, à suivre, de préférence lors d'un concert.
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Présentation du groupe sur leur site :
Baptisés du nom d'un titre de Squarepusher, les trois jeunes musiciens franco-suisses jouent une musique indéfinissable. On croit tenir du jazz et ça dérape semi-électro. On accroche une mélodie et voilà qu'ils la déjouent dans de grands éclats métalliques. Un côté rock, un autre qui penche vers le minimalisme de Steve Reich et, au milieu, un groupe scénique singulier qui travaille, joue, cherche, creuse depuis cinq ans dans une terre encore vierge. Une découverte, une vraie.
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Ernest Dawkins au Souffle Continu (dec 2011)
Théo Jarrier, Ernest Dawkins et fils, Alexandre Pierrepont, Michel Dorbon (photo France Pellecer)
Ernest Dawkins est un homme généreux. Oh, certes, il n'oublie pas qu'il est venu au Souffle Continu, le 16 décembre dernier, pour promouvoir son dernier double CD, il le rappelle d'ailleurs avec une insistance malicieuse, mais il entend bien donner un vrai beau concert, long et intense.
En connivence avec le public, il lui demande de faire tinter tout objet, de préférence métallique, pendant son jeu, pour "éloigner les mauvais esprits" (avec un large sourire en forme de clin d'oeil) avant d'entamer tout d'abord un solo de près de 40 minutes.
Au début, on mesure bien la difficulté de l'exercice, mais ce diable d'homme nous mène progressivement vers divers territoires du jazz, en un pélerinage vers l'enfance, la sienne, celle de cette musique bien sûr, d'une certaine manière la nôtre aussi, avec des enjambées fantastiques du free le plus intense aux classiques du bebop. On continue de faire tinter nos clés, sans vraiment nous en rendre compte, subjugués par cet étonnant conteur.
Ernest Dawkins n'aime pas trop les captures vidéos, mais il avait donné son accord. En contrepartie, je ne propose qu'un extrait assez court (7:40), la fin du premier solo.
Lien direct : http://youtu.be/xYsnyynKq7o .
Et ce CD ? Il s'agit d'un double album paru chez Rogue Art ‘’Velvet Songs, to Baba Fred Anderson’’ en trio avec Harrison Bankhead et Hamid Drake. Le titre est un double hommage : au Velvet Lounge de Chicago et à Fred Anderson, son mentor. Hommage encore par le choix des musiciens, puisqu'il a choisi pour son trio ceux qu'avait choisi Fred Anderson pour son propre trio.
Et il s'en explique devant nous. C'est un homme de partage, de don, d'amour. Il dit pourquoi Fred Anderson, pourquoi la nécessité de tout embrasser, pourquoi encore et toujours le travail, et cela avec humour, longuement, en appellant Alexandre Pierrepont à la rescousse pour traduire.
On ne va pas se priver de ça !
Quelques mots : http://youtu.be/Nj8aOtv63dY .
Il fait venir une jeune chanteuse "sur scène". Il est aussi rejoint par Rasul Siddik. Musique encore, un peu sur la corde raide : il s'agit de donner confiance à cette jeune artiste (Alice ?).
Puis il revient au CD, nous suggérant tout sourire de l'acheter. Dans le public, quelqu'un dit OK mais encore de la musique ! Qu'à cela ne tienne. Il reprend son sax, se met au milieu du public (qui n'était déjà pas bien loin) et la fête repart ...
Avant de lire la présentation (remarquable) du concert, quelques photos de cette belle soirée :
L'album est bout du clic 
photos dolphy00
Les mots de présentation (par Théo Jarrier ? Alexandre Pierrepont ?) :
"Pour la sortie du disque (double cd) du Chicago Trio ‘’Velvet Songs, to Baba Fred Anderson’’ avec Harrison Bankhead et Hamid Drake, produit par le label Rogue Art.
Ernest Dawkins dans la pure tradition de la Great Black Music traverse toutes les strates de la musique afro-américaine de ces cinquante dernières années. Il propose à Souffle Continu, un solo profondément ancrée dans l'âme noire, en quête de ces moments d'extase où la transe des corps et la ferveur des esprits ne sont plus qu'une seule et même chose.
Saxophoniste, compositeur, enseignant, il présida l'AACM de Chicago, dirige le New Horizons Ensemble (fondé en 1979), rassemblant trois générations de musiciens de Chicago. Il organise aussi le Chicago 12, constitués de jeunes musiciens de cette même ville, dont certains furent ses élèves. Il dirige l'Aesop Quartet, tout en participant à d'autres projets musicaux comme l'Ethnic Heritage Ensemble de Kahil El'Zabar. Dans ses explorations musicales avec l'Aesop Quartet, on peut entendre des échos de John Coltrane et Albert Ayler, des invocations de Dizzy Gillespie et Charlie Parker arrangées de telle manière qu'elles rendent un hommage à Louis Armstrong. L'Aesop Quartet intègre également une part importante du hip-hop, qui trouve ses racines dans la tradition jazzistique.
Son jeu lie à la perfection la tradition du jazz et le free, l'influence des grands maîtres, comme ceux du bebop ou John Coltrane et l'exploration expérimentale."
On ne va se quitter comme ça : en cliquant sur la pochette du CD, on trouvera la belle chronique parue sur "FreeJazz"
Encore et toujours merci à Bernard, à Théo et à leurs formidables invités.
Romain Fitoussi trio
Romain Fitoussi par ... Florence Grimmeisen 
Une nouvelle rubrique sur FluxJazz : " via Octave".
Il s'agit de signaler soit des oeuvres achevées soit des maquettes, mais toujours des pièces mis en ligne directement par les musiciens eux-mêmes afin de faire connaître leur art, en jouant sur la polysémie d'Octave.
Les deux pistes suivantes m'ont été envoyées.
Elles sont du trio Romolive : Romain Fitoussi (g), Olivier de Colombel (ts) et Gregory "Netchaiev" Desgouttes (dms). Elles sont présentées sous l'étiquette "NuJazz", genre peu représenté jusqu'alors sur FluxJazz.
Une musique aux thèmes bien charpentés, à la convergence de plusieurs influences dont les musiques répétitives américaines, aux couleurs intimistes qui savent séduire.
Traks ROMOLIVE by Romain_Fitoussi
J'avoue ma préférence pour les paysages de Virgo.
Un travail qui mérite d'être mieux connu.
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Pour en savoir un peu plus :
http://www.myspace.com/romainfitoussi ;
http://www.myspace.com/o2colombel ;
http://www.myspace.com/netchaiev .
Retour sur le duo Lazro - Turner au Souffle Continu
Daunik Lazro & Roger Turner - photo extraite de la vidéo 
Le 4 décembre dernier, un concert dont le Souffle Continu (libraire, disquaire) a le secret. Entre 40 et 70 minutes avec une petite formation, parfois même en solo. Des concerts souvent passionnants devant un public averti, fidèle, qui trouve là l'occasion de se rafraichir les oreilles, d'échanger avec d'autres fondus, parfois avec le ou les musiciens. Le luxe fantastique d'écouter ces créations à proximité immédiate de ceux qui les produisent.
Une chronique est déjà disponible sur Jazz à Paris. Elle permettait de voir les deux dernières séquences de ce concert réunissant le duo Daunik Lazro et Roger Turner.
Pourquoi y revenir ? Parce que la première séquence, partielle (il y manque les dix premières minutes), s'est révélée encore plus passionnante. Elle dure environ 24 minutes.
Bien sûr, il aurait été possible de couper, d'élaguer pour tenter d'isoler les moments les plus bouleversants, ou pour tenir compte d'une attention qui s'effiloche au cours du temps ou encore pour sacrifier à la tendance au zapping, au "best of". Oui, c'est vrai, et ceux qui préfèrent les formes courtes peuvent revoir les précédentes vidéos.
Mais les artistes sont humains, même si parfois on en doute. Autant les suivre pas à pas, dans les méandres de leur sensibilité, surtout lorsqu'ils sont en forme, comme ce fut le cas ce jour là .
"... un très grand moment, vraiment intense, comme rarement à la boutique. Lorsque ces deux vieux briscards, Daunik et Roger pour ne pas les nommer, sont ensembles, c'est juste un sublime moment de musique, qui nous nourrit encore pendant un certain temps ..." (Théo Jarrier).
Débranchez-vous du quotidien pour consacrer la prochaine demi-heure à ces deux artistes.
Lien direct : http://youtu.be/SVXqNwkgOe4 .
Un plaisir qui ne vient pas seul.
D'abord, une très belle interview de Daunik Lazro qu'on doit à Guillaume Tarche sur le site du Grisli .
Ensuite, fin janvier, le 27 au Triton, vous pourrez retrouver ces deux grands improvisateurs avec un troisième, tout aussi fantastique, Jean-François Pauvros : le trio Curare. Pour en savoir plus, il suffit de cliquer sur l'image de la pochette de leur disque : quelques mots, un extrait sonore et de belles photos en noir et blanc sur le site d'Emouvance.
Voir aussi chroniques de "some other zongs" et de "Pourtant les cimes des arbres" .
Une fin d'année 2011 exceptionnelle de Daunik Lazro.
Gageons que l'année 2012 sera encore meilleure.
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Les vacances se finissent. Jazz à Paris et Flux Jazz reprennent chacun leur route après ce billet.
Hamid Drake solo au Souffle Continu
Hamid Drake en solo : un moment qui reste en mémoire.
Il s'agissait de la présentation du 3e opus du cycle Bindu, Reggaeology (RogueArt, 2010) au Souffle Continu le 27 janvier 2010.
Une précédente chronique avait été mise en ligne sur Jazz à Paris : Hamid Drake ou la nuit Basie de Monk .
Elle était accompagnée d'un solo époustouflant au tambour de peau de 7 minutes.
Retour sur ce moment, près de deux ans plus tard, avec cette fois la vidéo de la première partie, inédite jusqu'ici, une pièce de près de 22 minutes, en guise de cadeau de nouvel an à tous les amateurs de jazz.
Fluidité de la gestuelle d'Hamid Drake; apparente décontraction. Ici, pas d'effet virtuose visible, pas de performance quasi sportive.
Non, la musique et rien d'autre. Ou du moins, la musique et la spiritualité qui l'inspire, une forme de panthéisme.
Une richesse quasi mélodique, des changements d'ambiances accompagnant les changements de baguettes, des passages du groove (plus ou moins répétitif) au formes libres, au free.
Un incident, comme il en arrive en direct : une vis qui s'échappe. Et c'est une tentative délicate de poursuivre le concert en essayant en même temps de réparer (après la 16eme minute). Un autre batteur vient à la rescousse, Théo Jarrier, et la fête reprend de plus belle.
Prêt ?
Lien direct : http://youtu.be/tf23YldK4QU
On peut voir (ou revoir) les photos de ce concert en cliquant sur l'image
Hamid Drake sera présent au festival Sons d'Hiver, le 28 janvier, au sein de l'octet de William Parker "Universal Tonality" (Théâtre Claude Levi-Strass, Musée du quai Branly, 18h, 15 €).
Une Great Black Music Transatlantique
Archie Shepp - photo issue de la vidéo d'Arte 
Mettre un peu entre parenthèses la nouvelle du départ de Sam Rivers pour se droguer de musique.
Restons avec Archie Shepp.
Pourquoi s'éloigner d'une telle figure du jazz, qui de plus nous fait l'honneur d'avoir choisi la France ?
Après le Big Band, focus sur un double quartette. Le premier regroupant Hamid Brake (batterie), Tom Mc Clung (piano), Jean-Jacques Avenel (contrebasse). Du jazz donc, avec de sacrées pointures !
Le second composé de Mahmoud Gania (guembri, chant), Malika Gania (chant), Abdellah El Gourd (guembri et chant), Youssef Jandouk (crotales). Une formation Gnawa.
Ce terme est aujourd'hui assez connu : il désigne une population issue des esclaves noirs du Soudan, déportée au nord de l'Afrique, et qui par la force des choses est aujourd'hui une composante des peuples de cette région.
Leur musique a une identité propre, qui conduit souvent à la transe, une forme d'auto-hypnose causée par des mouvements nerveux du corps, de la tête, et par cet abandon de l'esprit à une musique répétitive quasi obsessionnelle. Bien des douleurs de l'âme ont connu là une forme de dilution temporaire.
Musique Gnawa au Maroc, Tsombali en Tunisie et en Lybie, Diwan en Algérie, Zar en Egypte (merci Wiki). On suppose qu'il y aurait des origines communes avec le Vaudou, la Santeria cubaine et le Candomblé brésilien, chaque tradition connaissant des adaptations aux cultures et religions locales.
Il n'est pas étonnant que des descendants d'esclaves aux USA en recherche de leurs origines, revendiquent une culture qui excède l'héritage de l'Europe, voire telle ou telle des grandes phases de l'épopée du jazz, pour embrasser aussi celles de l'Afrique et de ses ramifications hors de ce continent : la Great Black Music, qui revendique les mêmes honneurs que ceux réservés à la "Grande Musique", d'origine européenne et blanche.
Lors de ce concert à Porquerolles du 27 juillet 2011, cette double formation n'a pas délivré une musique fusionnelle. Du jazz, des traditions Gnawas, dans un compagnonnage ou chacun respecte l'autre en apportant ses propres couleurs, ses propres références au service de la musique commune.
Doit-on le préciser ? Un superbe moment, qu'on doit une fois de plus à l'intelligence d'Arte.
Lien direct :
http://liveweb.arte.tv/fr/video/Gnawa_Fire_Archie_Shepp_festival_Jazz_Porquerolles/ .
• Réalisateur : Frank Cassenti • Cadreurs : Josselin Carré, Jérémie Clément, Giuseppe De Vecchi et Pascal Harry, Patrick Errera (Polecam, direction technique ) • Son : Vincent Guivarch’ • Production : Jazz à Porquerolles - Armor TV - Cinéplume/TVM et Oléo Films • Assistants régie vidéo : Victor Louis, Brice Dejardin
Attention : cette vidéo ne sera plus disponible au-delà du 24 janvier 2012.
Ce serait trop bête de rater ça.
Une belle année 2012 et un grand merci aux musiciens
et à ceux qui contribuent à les faire entendre !
Archie Shepp "Africa/Brass" C. Tolliver & Hr2 Big Band
Archie Shepp - 2004 - DR - www.la-clau.net 
En cette période de fêtes, peu d'actualité. Autant en profiter pour s'offrir des concerts en ligne, parmi les meilleurs disponibles et les diffuser simultanément sur Jazz à Paris et sur Flux Jazz.
Cette grande figure qu'est Archie Shepp reprenait Africa/Brass un demi-siècle après Coltrane, le 27 octobre 2011 à Francfort. Il s'était fait accompagner par le big band de Hr2 (radio que les habitués de la rubrique "radio jazz concerts" ont appris à connaître), sous la houlette de Charles Tolliver.
Un concert d'une intensité exceptionnelle. Du grand Archie, digne héritier de Coltrane et d'autres de la grande histoire du jazz. Et comme lors d'un concert en salle, il faut se déconnecter du reste et consacrer les 70 prochaines minutes à cette musique. Elle les vaut bien.
Lien direct sur Arte Live Web
Cette vidéo ne sera plus disponible après le 24 janvier 2012. Il faut en profiter maintenant !
Noel chanté par le Collectif Coax (suite)
Une soirée tellement "surprenante" qu'il faut bien y revenir pour deux nouvelle vidéos (il y en a d'autres, mais je ne vais pas vous lasser).
La première est une comptine que vous connaissez, peut-être sans le savoir. "L'as-tu vu ?" le Père Noel bien sûr. Occasion rêvé pour voir bondir sur scène ce lutin extraterrestre qu'est Emilie Lesbros.
Lien direct : http://youtu.be/xyHODU9jwxU
J'ai vraiment hésité à mettre en ligne la vidéo suivante, non qu'elle parce qu'elle reprend un standard mondial de plus d'un demi-siècle (1946) chanté par la vedette incontestée de bien des chaumières avant même Guy Lux, je veux parler de Tino Rossi (que vous pouvez entendre presque chaque jour dans le couloir de correspondance de la ligne 13 à St Lazare). Mais il s'agit là d'un tel saccage de la joliesse mélodique, de tant de revers à l'exactitude orchestrale, que même Albert Ayler aurait hésité à le faire. Mais le Collectif avait choisi de nous quitter sur ce thème, qui permet, entre autres, à Eve Risser de se présenter comme une redoutable maîtresse de maison déballant sur scène des victuailles de Noël ... avant de se raviser et de tout emporter.
A vous de voir :
Lien direct : http://youtu.be/WKE2qS72Tpw
Rappel : le CD est en vente sur le site de Coax .
Petit tour sur la page d'accueil de ce même site pour découvrir les différents groupes de ce collectif.
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Voir précédent article .
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Rappel de la liste des musiciens :
CD enregistré avec : Jean Dousteyssier, Benjamin Dousteyssier, Fanny Lasfargues, Benjamin Flament, Eve Risser, Julien Loutellier, Antoine Viard, Thomas De Pourquery, Julien Desprez, Émilie Lesbros, Antonin Rayon, Fidel Fourneyron, Romain Clerc Renaud, Raphaëlle Rinaudo, Richard Comte, Sylvaine Hélary, Simon Henocq, Michael Joussein, Yann Joussein, Jean Brice Godet, Geoffroy Gesser, Illya Amar, Jocelyn Mienniel, Xuan Lindenmeyer, Jean François Riffaud, Hugues Mayot, Lucie Laricq, Yoann Durant, Stéphan Caracci, Antonin Tri Hoang.
Coax chante Noel (Maison Populaire de Montreuil)
Concert à la Maison Populaire de Montreuil.
Lieu à découvrir ? Une scène assez grande, bien éclairée (trop ?); une salle pouvant accueillir sans problème 70 personnes. Mais si on y va en métro, prévoir 600 à 800 mètre de marche.
Pourquoi y aller ?
Pour y entendre des chants de Noël par un groupe de jeunes trublions du jazz ! Cela titille l'imagination.
Imaginez un CD regroupant une trentaine de musiciens (voir en bas de page), parmi la fine fleur de la scène du jazz en devenir, grands aventuriers de la musique ... s'attachant aux chants de Noël ! Cela fleurait la trahison mercantile.
Ce groupe était mené par Yann Joussein (dms) qui assure la direction artistique et les arrangements (sauf pour les compositions d'Eve Risser).
Tous n'étaient pas sur scène : il aurait fallu en doubler les dimensions. Et tous ne pouvaient pas être libres en même temps, c'est l'évidence. Mais je crois avoir compté 20 musiciens.
Pas de tromperie : il s'est bien agit de thèmes de Noël, plus deux compositions acidulées d'une Eve Risser piquante à souhaits.
Pas de trahison : il s'agit bien d'une musique irrespectueuse, prenant prétexte de cette période festive pour délivrer une musique puissante, rafraîchissante, toute d'humour ... et neuve ! Ne pas chercher une mise en place exacte; c'est le contraire qui est recherché, les décalages, les dérapages, les occasions d'improviser au sein d'une telle masse sonore.
Qu'on en juge avec "Mon beau sapin" (vous dites qu'il y a un S majuscule ?). Avant de l'entrendre, souvenez-vous d'un choeur de chérubins entonnant ce chant ... et lancez la vidéo :
Lien direct : http://youtu.be/qxtxBsZNy-I
Décapant, n'est-il pas ?
Imaginez à présent "Il est né le divin enfant" s'élevant au coeur de Notre Dame, puis laissez place à Julien Deprez.
Lien direct : http://youtu.be/HWyeOeMHUnk
Et bien évidemment, le traitement de ces grands classiques varie d'un "chant" à l'autre.
Un CD totalement décalé, débordant de bonne humeur et de talents.
Pour l'acheter en ligne (12 €) : http://www.collectifcoax.com/www/coaxrecords.html
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CD enregistré avec : Jean Dousteyssier, Benjamin Dousteyssier, Fanny Lasfargues, Benjamin Flament, Eve Risser, Julien Loutellier, Antoine Viard, Thomas De Pourquery, Julien Desprez, Émilie Lesbros, Antonin Rayon, Fidel Fourneyron, Romain Clerc Renaud, Raphaëlle Rinaudo, Richard Comte, Sylvaine Hélary, Simon Henocq, Michael Joussein, Yann Joussein, Jean Brice Godet, Geoffroy Gesser, Illya Amar, Jocelyn Mienniel, Xuan Lindenmeyer, Jean François Riffaud, Hugues Mayot, Lucie Laricq, Yoann Durant, Stéphan Caracci, Antonin Tri Hoang.
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"Coax, coopérative de musiciens créée en 2008 et basée en Ile-de-France, représente des groupes engagés dans une démarche artistique moderne et tournée vers l’avenir, dans le but de diffuser, partager, connecter sa musique avec différents publics et formes d’expressions.
De Rétroviseur à Radiation 10 en passant par DDJ et N u x, la diversité des propositions artistiques au sein du collectif le place au carrefour d’une multitude de styles musicaux allant d’un jazz acoustique moderne à un noise électrique violent ou d’un free Jazz chaotique à des compositions instrumentales complexes."
En savoir plus : www.collectifcoax.com





























































































