07 novembre 2009
Filmworks - John Zorn au North Sea Jazz Festival 2009
Après les festivals de La Villette et de Newport (nous y reviendrons sûrement), petit tour au North Sea Jazz Festival (Pays Bas) pour une focale sur John Zorn (eh oui ! on ne se refait pas !), plus précisement sur un volet de sa musique, les "Filmworks".
Trois vidéos (durées 5:47, 4:58 et 7:15) enregistrées le 12 juillet 2009.
Elles sont d'assez mauvaise qualité technique, mais il faut remercier l'auteur "010zico" pour le témoignage que ça constitue et l'occasion qu'il nous donne de retourner vers les CDs de cette collection.
Pour voir les vidéos en séquence, c'est très simple : cliquer au milieu de l'image ... et c'est tout.
Pour passer à la vidéo suivante avant la fin, faire glisser la souris à droite de l'image et cliquer sur le signe ">" placé dans la demi lune.
Pour en sélectionner une, il suffit de déplacer la souris vers le bas de l'image et de cliquer.
31 octobre 2009
Holland, Potter, Rubalcaba, Harland - Newport (2007)
Dave Holland - photo de Nicolas Perrier ( http://nperrier.free.fr )
Ce 4tet s'est formé pour la première fois à l'été 2007, au festival de Monterey.
A l'écoute, vous ne croirez peut-être pas qu'il ne s'agit que de leur 2e concert, ce 8 août 2008, au festival de Newport.
Quatre excellents musiciens :
* Dave Holland, bass
* Gonzalo Rubalcaba, piano
* Chris Potter, saxophone tenor
* Eric Harland, batterie
Ce set de près de 59 mn est une forme de clin d'oeil amical à un ami de plume, le blogueur Ptilou (que je n'ai d'ailleurs jamais rencontré), à l'occasion de son anniversaire, il y a quelques jours.
Occasion aussi de lire l'un de ses articles au sujet d'un concert donné par Dave Holland au Parc Floral et de voir les photos d'Emma .
Occasion encore d'aller voir les croquis de François Roudot, notre ami (de plume) trop tôt disparu .
Un petit signe aussi à Z, qui a signé une chronique sur ce même concert .
Enfin, un grand merci à Nicolas Perrier qui m'autorise à utiliser ses photos (voir album là )
On l'aura compris, c'est à un carrefour de l'estime, de l'amitié, que je vous convie.
Place à la musique à présent, avec cet enregistrement :
Liste des morceaux joués :
* Treachery (Harland)
* Minotaur (Potter)
* Fifty (Rubalcaba)
* Veil of Tears (Holland)
* Ask Me Why (Potter)
... et quelques photos (oh, très peu).
Bien du plaisir.
23 octobre 2009
Ode to a dying planet (Marc Edwards & slipstream time travel)
Rencontre fortuite avec ce disque : une pochette sur Internet au hasard de pérégrinations, une petite fouille des sites de musique en ligne, et l'écoute.
Et l'envie de partager. Un petit mail au label : c'est d'accord.
Le leader est Marc Edwards, un batteur ayant travaillé avec Cecil Taylor dans les années 70 (Dark to themselves) et surtout avec David S. Ware.
Il a rassemblé pour cet enregistrement une formation cordes-percussions : une batterie, un piano (Jeffrey Hayden Shurdut), deux guitares (Tor Snyder et Ernest Anderson III).
La musique de ce CD (disponible qu'en téléchargement chez Ayler Records, n° 84)) s'affiche comme marquée par le rêve spatial, les métaphores cosmiques, le destin tragique de notre planète et son immense solitude dans l'univers :
1 - Ode to a Dying Planet (13:09)
2 - We're Lost in Space, Aren't We? (14:11)
3 - Cygnus Loop Detail (14:28)
Sun Ra ? Pas convainu par le rapprochement.
Oublions les références, les connivences, pour l'écoute.
Tout d'abord, dans les deux premières pièces, une musique d'une grande sensibilité, expressive, délicate souvent, comme suspendue dans le vide.
Un retour assez fréquent à un segment simple (un arpège), toujours le même, comme pour chercher encore et encore toute la sève de cette veine émotionnelle.
Un jeu aussi sur les timbres des différents instruments, ou plus précisément sur les couleurs.
Un parcours free, où chaque musicien suit sa route, et pourtant une belle unité qui émerge de ces volutes enchevêtrées de notes, de sons, de clusters, de matèlements, de cordes grattées, de peaux raclées, d'irrégularités.
A la différence des deux premiers thèmes, "Cygnus Loop Detail" (troisième et dernière pièce) est tout d'énergie, d'intensité, mené par le tandem batterie-piano.
Un disque à deux facettes, unies par ce retour à ce même bout de phrase de cinq notes.
Et oui, Cecil Taylor n'est pas loin, mais il influencé tellement d'artistes ...
Un grand plaisir à partager.
Ayler Records 2008
Infos sur Marc Edwards sur Jazz.com
21 octobre 2009
(photos) Claude Parle & Marguerite Papazoglou
Claude Parle (accordéon) &
Marguerite Papazoglou (danse)
Salle Noire (Rotonde de Choc) Espace Jemmapes
(le 16 octobre 2009 - Paris)
Pour voir l'album, cliquez sur la photo
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(photos) Trio de Clarinettes @ Fontaine Selmer (Paris)
Une double soirée, le 14 octobre dernier
d'abord propos sur la musique,
puis mini concert.
Un après-midi délectable.
Pour voir l'album, cliquez sur la photo
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18 octobre 2009
Une virgule hors musique : Broussaud et Karako - Rotonde de Choc (16 oct 09)
Virgule hors musique, du moins celle des notes, pour laisser celle des corps, des voix, déclarations, chuchotements ou cris.
Deux danseurs seuls sur une scène nue (quelques chaises), figures d'un dénuement qui rêve, se projette, s'exalte.
Quelques images de cette soirée avec Gilles Broussaud et Catherine Karako, dans la salle noire de la Rotonde de Choc, à l'Espace Jemmapes (canal Saint Martin, Paris).
Pour voir l'album, cliquez sur la photo de Gilles Broussaud
Après ces quelques photos, le clap de fin de ce spectacle.
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15 octobre 2009
Hervé Boghossian, Olivier di Placido, Julie Rousse (13 octobre 09)
Hervé Bghossian, Olivier di Placido, Julie Rousse (13 octobre 09)
La Société des curiosité (Paris)
Pour voir l'album, cliquez sur la photo
Hervé Boghossian (photos dolphy00)
05 octobre 2009
Lonely Woman : une solitude révolue
Impossible d'écouter du free jazz à la radio ...
Non, je ne parle pas d'aujourd'hui, mais du début des années 60.
Il fallait donc acheter ... et tout d'abord trouver ... et cette quête relevait de la traque.
L'une des niches aux trésors était un disquaire dans la Galerie des Champs Elysées, aujourd'hui disparu.
Il proposait un bac de vinyls d'import autour duquel quelques conspirateurs évoquaient de manière péremptoire le devenir du jazz.
"Ornette ? On verra ce que l'expérience donnera. Il est d'ailleurs meilleur compositeur."
Et il est vrai que les thèmes d'alors d'Ornette Coleman, radicalement neufs, apportaient une fraîcheur salutaire. Cette musique, encore en devenir, allait-elle léguer aussi quelques "standards" ?
John Lewis, en aventurier prudent, avait détecté Lonely Woman, cette perle, et en avait révélé la beauté à un large public.
Quelques décennies plus tard, une riche collection d'enregistrements, dont je vous propose un survol tout en images ... celles des pochettes de disques (classées selon les années de parution ou d'enregistrement).
Il suffit de cliquer sur l'image pour voir l'album
ou sur ce lien pour voir le Diaporama
Cette année à La Villette, le public vient faire son pèlerinage pour voir Ornette.
"Clameur à l'entrée de la star, qui n'est plus du tout, on s'en doute, un maudit du free jazz ...
On tend les mains pour serrer celles du petit homme frêle, on se met à genoux, on sort des téléphones portables pour prendre des photos, tandis que les premières notes de Lonely Woman - l'une de ses rares compositions devenues un standard du jazz - commencent. Tempo lent pour une mélodie de poésie et de tendresse..." (Sylvain Siclier in Le Monde du 04.09.09)
D'autres que John Lewis ont été bouleversés, se sont ré-approprié ce thème, l'ont transformé pour y en faire jaillir de nouveaux plaisirs.
Je vous en propose dix versions
Bravo l'artiste
29 septembre 2009
SF Jazz Collective en concert - 25 juin 09
Evoquons quelques noms : Dave Douglas, Miguel Zenon, Robin Eubank, Joe Lovano ... réunis ce jour-là pour célébrer-réinventer le répertoire de Wayne Shorter !
Il s'agit de certains des membres du SF Jazz Collective, groupe crée en 2004 et qui consacre chaque année à un musicien dont ils revisitent l'oeuvre. Cette fois, il s'agissait de Wayne Shorter.
En 2010, il y aura deux changements majeurs avec l'arrivée d'Avishai Cohen à la trompette (!) et Mark Turner au sax tenor, pour s'intéresser à la musique d'Horace Silver.
Revenons au présent.
Il s'agit d'un concert donné à Chicago (voir la liste complète des musiciens plus bas).
Plus de 57 minutes de concert, avec de la pub (tout coûte) et une présentatrice étonnante et bien documentée ... Dee Dee Bridgewater.
Pour écouter, c'est ici :
Musiciens (voir présentation ):
* Dave Douglas: trompette
* Miguel Zenon: sax alto
* Joe Lovano: sax tenor et flûte traversière
* Robin Eubanks: trombone
* Stefon Harris: vibraphone
* Renee Rosnes: piano
* Matt Penman: basse
* Eric Harland: batterie
25 septembre 2009
Carl Craig presents Tribe (La Villette 10 sept. 09)
Carl Craig - photo Festival de La Villette
Le semaine spéciale vidéos de la Villette est terminée
... mais ... 2eme petit complément, après Jean-Louis
"Détroit est une terre fertile en musiques noires-américaines : jazz, soul, hip-hop, funk y ont eu largement droit de cité. C’est aussi là qu’est né Carl Craig en 1969. C’est toujours là que s’inventera la techno et plus largement une bonne partie de la musique électronique, dont Carl Craig fut l’un des pionniers emblématiques. C’était déjà cette fabuleuse scène qu’il honorait en 2003 avec "Detroit Experiment", un album où l’on retrouvait Geri Allen, Doug Carn, Marcus Belgrave… Six ans plus tard, l’esthète des machines à sons prolonge l’expérience en s’associant aux musiciens qui participèrent à l’aventure de Tribe Records, label basé à Detroit, fondé au début des années 70 par le saxophoniste Wendell Harrison et le tromboniste Phil Ranelin, vite rejoints par le trompettiste Marcus Belgrave, le batteur Doug Hammond, le pianiste Harold McKinney et tant d’autres. Tous s’organisèrent et se fédérèrent pour porter au plus haut leur message en musique (du jazz au pluriel de leurs subjectifs).
(Présentation Jazz Festival La Villette)
Formation :
* Carl Craig platines
* Marcus Belgrave trompette
* Doug Hammond saxophone, clarinette
* Phil Ranelin trombone
* Kelvin Sholar piano
* Damon Warmack basse
* Jamel Brown batterie
* Wendell Harrison saxophone, clarinette
Vidéo Carl Craig 110:50
Pour un plus grand plaisir, voir en plein écran
(icône en haut, à droite de la vidéo),
si possible en se raccordant à une chaîne hi-fi
Retrouver les vidéos du festival La Villette 2009



















