Anne James Chaton - photo Rémi Goulet 
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Plutôt des textes. Des lettres et des mails. Autour de la poésie sonore et des relations chaotiques d'Antoine Jolycoeur avec les figures de cet art.
Qui est Antoine Jolycoeur ? La manière dont en parle ne permet pas de le savoir. Personnage de fiction, crée par Anne-James Chaton ? Vague écho d'un personnage réel vivant dans la connivence fantasmée avec lesdits poètes ?
Sentiment de malaise, de mal être face au désir créatif en l'absence de talent.
Exercice surprenant, une réalité trouble (des courriers supposés être authentiques, des témoignages a priori crédibles) comme tremplin de la création, mais n'est-ce pas là une signature d'Anne James Chaton.
Il s'agit d'un feuilleton, mensuel. Deux épisodes déjà sur le site de la Fondation Cartier.
Le premier consiste en l'échange épistolaire entre Antoine Jolycoeur et Bernard Heidsieck : un projet qui se délite, mais qui verra le jour autrement.
Le deuxième est une forme de fuite, d'esquive devant des propositions qui mettent mal à l'aise les artistes concernés, Charles Pennequin, Jean-François Pauvros, Andy Moor. Textes à lire en partant du bas cette fois, comme pour tout échange de mail. Un vidéo-reportage à la clé, illustration de cet épisode. Occasion de (re)voir des extraits d'Anne James Chaton (l'obsédant "Princess in a car") et du duo Pennequin-Pauvros à l'Arsenal.


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"Parmi les centaines d'artistes qui ont pris part aux Soirées Nomades, une personne semble avoir participé de près ou de loin à de nombreuses soirées sans toutefois jamais apparaître au grand jour. Elle revient sans cesse au fil des recherches et des entretiens que je mène avec les acteurs directs de ces rencontres : un certain Antoine Jolycoeur, tantôt écrivain, tantôt musicien, la fois suivante producteur, tourneur, vidéaste, éclairagiste, que sais-je encore. Intrigué par cet individu aux visages et aux talents multiples, j'ai décidé d'abandonner mon projet de départ et d'enquêter sur cette personne sans jamais chercher à entrer directement en contact avec elle."

A suivre, le mois prochain, directement sur le site de la Fondation Cartier .