Hattie McDaniel
Hattie-McDaniel

Une illustration qui fleure la séparation raciale, celle d'Autant en emporte le vent (1939), où Hattie Mc Daniel jouait le rôle de Mammy, rôle qui lui valu d'être la première actrice noire à recevoir un "Academy Award".
Vous ne le saviez pas ? Moi non plus. Mais Aldridge veille à étendre notre culture.
Dans le même mouvement, elle nous apprend qu'un charley se dit Hi Hat, d'où un glissement vers Hattie dans le titre de cette pièce "Hi Hat Hattie". Vous voilà savant à présent, comme je le suis devenu ... en lisant le générique de la vidéo.
Et musicalement, ce thème ? Il évoque une balade "à la parisienne", nonchalante, sans autre souci que le regard porté sur la ville et l'écho de l'humeur du moment. Un thème simple et redoutablement efficace, qui a trouvé une place dans ma mémoire pourtant bien encombrée (l'âge), un thème vaguement nostalgique.
Ce thème rappelle que bien des musiciens refusent une histoire du jazz qui commencerait ou qui s'arrêterait à un moment donné. Musique improvisée, Free, Bebop et Duke et ... autant d'esthétiques disponibles pour exprimer la sensibilité du moment.
Aldridge Hansberry et Jobic le Masson font leur miel de ces balancements. Sébastien Buchholz l'exprime à sa manière dans la distribution du jeu entre sax alto et clarinette contralto. Un trio "In the moment" pour goûter la vie dans ces instants de petits bonheurs. Des thèmes forts issus de la tradition (Snake Out) ou des compositions récentes dont Jobic a le secret.


Lien direct : http://youtu.be/eTh8zd-p8WY  .

Une vidéo de Corinne, vidéaste quasi-attitrée d'Aldridge, en anticipation du concert de demain soir, le 18 février, au Bab Ilo. Et si vous ne pouvez en être, pensez-y pour le mois prochain : ce trio y a ses habitudes.