Camille Escudero - Saint Mandé
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 by dolphy00

Un début d'automne particulièrement doux pour un voyage lointain. D'ailleurs le jardin "Alexandra David-Neel" de Saint Mandé n'est sur aucune carte en ligne, ni sur GoogleMaps ni même sur le site de la RATP ! On aurait pu penser à un traitement plus attentionné pour cette exploratrice, la plus connue au monde, native de ... Saint Mandé, à quelques pas dudit jardin.

Et pour l'évoquer, une installation performance d'Anthony Carcone, Erolf Totort, Yossi Derhy, la voix de Michèle Buzynski ... et les lentes évolutions de Camille Escudéro, passant d'un continent de béton à un autre, frôlant des voiles partiellement peints figurant un Tibet phantasmé (destination fétiche des voyages de l'exploratrice).

Camille Escudéro associe souvent son art aux musiques émergentes, en créant des souvenirs visuels qui restent, sait-on pourquoi, longtemps en mémoire.
Cette fois, elle était princesse. Une longue robe à traîne en voilage ... et doublure en plastique, extérieur de conte de fée, et coupures de journaux entre robe et doublure. Une sorte de télescopage à l'image de ce Tibet baignant simultanément dans la magie et le dénument. Un visage traversé d'un trait noir peut-être pour dire que la fée n'est pas indemne.

Plaisir simple du rêve offert dans un jardin, un soir d'été s'invitant en octobre.